Mois : février 2016

Hollande candidat à la primaire? Aubry finalement pour, Le Foll toujours contre

Elle avait surpris et même déçu nombre de ses proches. Mercredi soir, en marge d’un déplacement et quelques heures après avoir publié dans le Monde une tribune-réquisitoire contre la politique menée depuis deux ans par l’exécutif et en premier lieu contre la réforme du code du travail, Martine Aubry avait jugé que François Hollande, en tant que Président sortant, n’avait pas «besoin» de se soumettre à une primaire pour candidater à sa succession. Dans la bouche de la finaliste de la primaire citoyenne de 2011 et alors que plusieurs initiateurs de l’appel publié par Libération en faveur d’une primaire des gauches et de l’écologie – notamment Daniel Cohn-Bendit et Michel Wieviorka – ont cosigné son texte dans le Monde, la sortie n’est pas passée inaperçue.

Mais vingt-quatre heures plus tard, alors qu’elle passait une tête dans l’étape lilloise de Notre Primaire, la maire de la ville, qui n’a pas l’air de s’imaginer recandidater à un tel scrutin, a reconnu avoir eu la veille une «réaction un peu institutionnelle»«Si maintenant, ça a l’air d’être le chemin, que François Hollande est candidat et qu’il est prêt à venir dans cette primaire, c’est formidable, a-t-elle ajouté. Aujourd’hui, je vois que ça bouge.» Référence au fait que Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, s’est lui-même dit plutôt favorable à une primaire de toute la gauche. «Eh, bien, allons-y, dans ces conditions ! Et, comme le président de la République a l’air de dire que s’il était candidat il n’y serait pas opposé, alors voilà, il faut pousser pour que chacun, y compris ceux qui ne veulent pas venir, accepte de venir dans ce grand mouvement démocratique». Ça, c’est pour Jean-Luc Mélenchon, présent lui aussi à Lille jeudi soir et farouche opposant d’une quelconque prédésignation avant le premier tour de la présidentielle.

«Est-ce que ce serait chouette ?»

Dans le premier cercle hollandais, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, s’est, lui, de nouveau montré hostile à voir son champion, fort occupé à l’Elysée mais aussi fort peu populaire à gauche, se prêter à l’exercice d’une primaire. Ce vendredi sur France Info, il a déclaré : «Dans un contexte où on a affaire à une crise agricole […], mais aussi une crise de lutte contre le terrorisme, une situation sur l’Europe qui […] est un sujet majeur, nous on serait là en train de débattre pour savoir si à la fin de l’année tout le monde participe à une primaire, est-ce que ça serait chouette, est-ce que ça serait pas chouette ?» Et d’ajouter, avec une certaine morgue : «Cette histoire, je vais la laisser à ceux qui veulent s’en occuper. Et je rappellerai à tous ceux qui au gouvernement ont une responsabilité, c’est que nous, c’est la France et les Français, et le reste ne compte pas.» A ce compte là…

Jonathan Bouchet-Petersen

Wall Street finit en hausse, face au pétrole et de bons chiffres

New York – Wall Street a nettement monté jeudi, non seulement en suivant les cours pétroliers comme depuis le début de la semaine, mais aussi aidée par de bons chiffres sur l’économie américaine: le Dow Jones a pris 1,29% et le Nasdaq 0,87%.

Selon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 212,30 points à 16.697,29 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 39,60 points à 4.582,20 points.

L’indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a avancé de 21,90 points, soit 1,13%, à 1.951,70 points.

Comme la veille, Wall Street a connu une séance hésitante, baissant immédiatement après l’ouverture pour peu à peu se redresser et finir en hausse, et elle a profité du fait que « les cours du pétrole se sont un peu renforcés« , comme l’a noté Sam Stovall, de Standard and Poor’s Global Intelligence.

Eux aussi incertains, les cours du pétrole, que Wall Street et les autres Bourses suivent de façon particulièrement étroite depuis le début de la semaine, ont fini par monter jeudi dans un marché toujours partagé entre pessimistes et optimistes devant la possibilité d’un prochain rééquilibrage de l’offre et de la demande.

Finalement favorable, l’influence du marché pétrolier s’est ajoutée aux « effets positifs d’indicateurs qui témoignent d’une lueur d’espoir pour l’économie » aux Etats-Unis, selon les termes d’Art Hogan, de Wunderlich Securities.

Les chiffres américains du jour se sont en effet révélés positifs, en premier lieu un rebond plus important que prévu des commandes de biens durables en janvier, auquel s’ajoute l’annonce d’inscriptions hebdomadaires au chômage un peu plus élevées que prévu mais toujours nettement sous la barre des 300.000.

Néanmoins, certains observateurs restent prudents face à la hausse de Wall Street et, plus largement, face au net rebond qu’elle enregistre depuis deux semaines après un début d’année difficile avec un recul au plus bas depuis deux ans pour le Dow Jones.

« Je pense que l’on est en train d’enregistrer un rebond technique car le marché était allé trop bas« , a conclu M. Stovall. « Certains investisseurs pensent que ce n’est qu’un sursaut et que l’on pourrait retomber au plus bas. »

– Fiat Chrysler avance –

Comme depuis le début de la semaine, le secteur de la distribution était sur le devant de la scène avec une série de résultats trimestriels, dont plusieurs ont d’abord été accueillis avec scepticisme en début de séance avant que les titres concernés rebondissent.

Dans les vêtements, L Brands, notamment propriétaire de la marque de lingerie Victoria’s Secret, qui a annoncé une hausse de ses ventes et bénéfices trimestriels mais fait état de prévisions jugées timides pour 2016, a ainsi ouvert dans le rouge pour se redresser et finir en hausse de 2,98% à 85,67 dollars.

De même les grands magasins Kohl’s ont entamé la séance en baisse mais ont fini en progression de 2,66% à 46,67 dollars après l’annonce d’une petite avancée de leurs ventes à périmètre comparable, même si leur bénéfice net a nettement baissé.

Best Buy, chaîne spécialiste de l’électronique, s’est elle aussi redressé en séance pour finir sur une hausse de 2,45% à 32,24 dollars, malgré une baisse de ses ventes et de ses bénéfices, après avoir nettement relevé le dividente versé à ses actionnaires.

Dans l’ameublement, rien n’a en revanche sauvé le groupe Restoration Hardware, qui a fait état de résultats jugés très décevants et s’est écroulé de 25,87% à 38,49 dollars.

En dehors des résultats du jour, le géant des sodas Coca-Cola a gagné 0,57% à 44,16 dollars sans souffrir de la baisse de sa note par Standard and Poor’s qui estime que ses projets de désengagement des activités d’embouteillage ne suffiront pas à réduire sa dette.

Le constructeur automobile Fiat Chrysler (FCA) a pris 3,06% à 6,40 dollars sur fond de spéculations en Italie sur les avantages d’un éventuel rapprochement avec le français PSA.

Le marché obligataire avançait. Vers 21H30 GMT, le rendement des bons du Trésor à dix ans baissait à 1,700% contre 1,746% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,582%, contre 2,609% précédemment.

NasdaqNyse

Aston Martin, montre Omega… James Bond bat des records aux enchères

« À quoi sert-elle ? » « À donner l’heure. Il paraît que vous avez un petit problème de ponctualité », répond Q à Bond dans Spectre, au moment de lui donner sa nouvelle montre… La magie James Bond a encore frappé lors de la vente consacrée aux objets de Spectre, chez Christie’s, à Londres. Les fans du plus célèbre espion qui soit pouvaient aussi bien s’offrir les boutons de manchettes ou le noeud papillon de 007 que l’ordinateur portable de Q, ou le nécessaire à Martini utilisé par Daniel Craig et Lea Seydoux… Autant de souvenirs de tournage de luxe, que le fait d’avoir servi dans Spectre transforme en collector. D’autant plus que les lots ont été offerts par Daniel Craig, Sam Mendes, Michael G. Wilson, Barbara Broccoli, Jesper Christensen, ainsi que Sam Smith, interprète de la bande originale du film (lire notre article ici).

Tout ce que Ja mes Bond touche dans un film se transforme en collector.

120 000 euros pour l’Omega de 007

Le petit plus de cette vente organisée moitié à Londres moitié en ligne par la maison Christie’s, à l’occasion de la sortie de Spectre en DVD et Blu-ray ? Les bénéfices en étaient reversés à la célèbre ONG Médecins sans Frontières. De tous ces lots proposés aux enchères, deux devaient nécessairement se faire remarquer. D’abord la montre de 007, car la particularité des montres utilisées par 007 est de sortir des ateliers de Q, et de se transformer en armes entre ses mains. Depuis deux décennies, c’est une Omega que James Bond porte au poignet, l’horloger suisse étant partenaire des aventures de l’espion depuis maintenant 20 ans. Et cette fois, l’Omega Seamaster 300 à l’élégant bracelet Nato qu’il porte ne se contente en fait pas de donner l’heure : elle lui sauvera la vie en se transformant en bombe à retardement lancée par Lea Seydoux aux pieds du méchant. Le « prototype one » de cette montre , portée par Daniel Craig dans Spectre, gravée et offerte par l’acteur Jesper Christensen, s’est littéralement envolée à 92 500 Livres sterling, soit 120 000 euros ! Elégante avec son boitier en acier et son cadran noi, sa lunette bidirectionnelle noire en céramique polie et son bracelet NATO, aux cinq rayures grises et noires, elle embarque un calibre OMEGA Master Co-Axial 8400.

Le prototype de l’Omega Seamaster 300 de James Bond a décollé à 120 000 euros. © DR

3,1 millions d’euros pour la seule DB10

Mais c’est bien sur  l’Aston Martin DB10 conduite par Daniel Craig, alias 007, sur les quais de Rome qui était le clou de cette vente. Un modèle d’autant plus rare que dix exemplaires avaient été produits par la marque, et que seuls deux bolides ont survécu au tournage et à la mythique course-poursuite dans les rues de Rome. L’un sera conservé par la production, l’autre, vendu aux enchères et dont la plaque a été signée par Daniel Craig, est donc la seule en circulation. Au terme d’une enchère de légende, elle a finalement été adjugée à 2,434 millions de livres, soir 3,1 millions d’euros. De quoi faire le bonheur de Médecins sans frontières ! « La DB10 est l’une des voitures les plus rares jamais créées. Seulement dix exemplaires ont été conçus et c’est l’unique modèle disponible à la vente. C’est bien de voir la DB10 lever des fonds pour Médecins Sans Frontières, c’est une association fantastique que nous sommes heureux de soutenir. », a d’ailleurs déclaré Andy Palmer, CEO d’Aston Martin.

Si vous n’êtiez de toutes façons pas assez riche pour vous offrir cette Omega Seamaster 300 ou l’Aston Martin DB 10, Christie’s propose également en ligne d’autres objets issus du films,  tels le smartphone Sony de Moneypenny, un chronographe automatique Rado D-Star porté dans le film (2 500 euros) ou la Longines Conquest Heritage en or rose 18 carats portée par Ralph Fiennes, alias M (estimé à 9 000 euros).

La pétition contre le projet de loi El Khomri cartonne

«Ulcérés», «choqués», «trahis», ils sont nombreux à faire éclater leur colère sous la pétition en ligne «Loi Travail : non, merci !» Lancée il y a trois jours par des militants associatifs et syndicalistes, elle comptabilisait, dimanche après-midi, près de 156 000 signatures. Celles de salariés, retraités et même indépendants, craignant que le projet de loi de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres, n’entraîne un retour «cent ans en arrière», «au temps de l’Assommoir et de Germinal». A l’instar de ce signataire qui «n’accepte pas qu’un gouvernement qui se dit de gauche mène une politique que la droite n’aurait même pas osé tenter». Ou encore de ce petit patron trouvant «inadmissible» ce texte qui, dit-il, «servira uniquement les grosses entreprises».

«Rassembler rapidement pour agir avec l’ensemble des syndicats»

La pétition s’accompagne d’une plateforme proposant un décryptage du projet de loi. En treize boîtes de couleurs, la page dénonce les principaux points contestés du projet de loi : «En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire», «il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées», «les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine»

«Nous avons voulu créer un site citoyen d’information permettant de comprendre et d’agir contre ce texte dangereux», explique Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de l’UGICT-CGT (cadres), à l’initiative de la mobilisation avec une poignée d’autres militants, «dont plusieurs anciens de la lutte contre le contrat première embauche (CPE) de 2006». Et d’ajouter : «Nous ne voulions pas faire un site uniquement CGT.»

Loi travail : non merci ! Découvrez le projet de @MyriamElKhomri et participez à la mobilisation #loitravailnonmercihttps://t.co/mSzLl9Shgb

Loi travail : non merci ! Découvrez le projet de @MyriamElKhomri et participez à la mobilisation #loitravailnonmercihttps://t.co/mSzLl9Shgb

— Caroline De Haas (@carolinedehaas) 19 Février 2016

 

De quoi irriter le gouvernement qui s’est empressé, dès samedi, de publier un vrai-faux sur l’ensemble des attaques dirigées contre son projet de loi. Un exercice de «mauvaise foi, pointe Sophie Binet. D’ailleurs, c’est un grand classique, chaque fois qu’il y a de la contestation, on nous répond par de la soi-disant pédagogie». Sauf que les questions-réponses du gouvernement sont parfois assez étonnantes. Exemple avec la question de la durée de travail des apprentis. Dans son vrai-faux, l’exécutif précise que les apprentis ne vont pas«tous devoir travailler plus». «Mais nous n’avons jamais dit cela !» s’agace Binet. Quant aux autres précisions apportées par le gouvernement pour rassurer les troupes, certaines sont un peu tirées par les cheveux, voire erronées.

Du côté des contestataires, quelques raccourcis ou imprécisions sont aussi à relever (1). Ainsi, quand les pétitionnaires déclarent que «les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées» avec le projet de loi, ils oublient de préciser que cette mesure ne concernera que les salariés au forfait. Même chose quand ils expliquent que «par simple accord, [le projet de loi permet] de passer de 10h à 12h de travail maximum par jour». Une disposition qui existe déjà aujourd’hui, depuis un décret de 2008, mais qui ne figure pas dans la loi et reste peu connue. Ou lorsqu’ils affirment que «le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi», alors que des dérogations sont d’ores et déjà possibles. «De manière plus générale, c’est le danger de l’inversion de la hiérarchie des normes que nous dénonçons», conclut Binet.

(1) Mise à jour, lundi à 12h45: Suite à la publication de cet article, les militants à l’initiative de la pétition ont apporté quelques corrections au décryptage du projet de loi disponible sur leur plateforme. De même d’autres éléments ont été ajoutés, portant à 16 le nombre de mesures contestées.

Amandine Cailhol

Tabac: Touraine souhaite « une augmentation forte » du prix avant la fin du quinquennat

Paris – La ministre de la Sant Marisol Touraine souhaite « une augmentation forte et significative » du prix du tabac avant la fin du quinquennat.

« Je souhaite qu’avant la fin du quinquennat, il y ait une augmentation forte, significative du prix du tabac« , a-t-elle déclaré dimanche lors de l’émission « Le Grand Jury » sur RTL/Le Figaro/LCI.

Interrogée sur la montant de cette augmentation, la ministre a répondu: « le plus possible« .

« Le prix du tabac, c’est un enjeu de santé publique et on le sait, ça marche. Il faut procéder par étapes: d’abord le paquet neutre« , paquet sans logo qui doit être mis en place le 20 mai, puis une augmentation, a-t-elle estimé.

Interrogée sur l’éventualité d’un paquet neutre vendu à 10 euros, elle a répondu: « oui bien sûr, le plus vite possible« , précisant toutefois: « ce n’est pas à l’horizon de ce quinquennat que le paquet de cigarettes sera à 10 euros« .

Les députés avaient rejeté en octobre toute hausse des prix du tabac, suivant ainsi la volonté du gouvernement qui ne voulait pas mettre en péril le paquet neutre, déjà combattu par les buralistes.

La dernière hausse du prix des cigarettes remonte à janvier 2014. Elle a porté le prix du paquet le moins cher à 6,50 euros, et celui du plus cher, pour la marque la plus vendue (Malboro), à 7 euros.

Marisol Touraine a par ailleurs souhaité « qu’on valorise les médecins fortement engagés dans la lutte contre le tabac« , alors que doivent s’ouvrir mercredi les négociations sur la rémunération des médecins.

« Un médecin qui est fortement impliqué pour que ses patients arrêtent de fumer, il doit être rémunéré pour cela« , via les compléments financiers octroyés directement par l’Assurance maladie, a-t-elle expliqué, donnant un exemple de la manière dont la rémunération des médecins pourrait être augmentée.

« La rémunération des médecins sera augmentée. La question est sous quelle forme, de quelle manière et à quel rythme« , a-t-elle poursuivi, espérant « que cette négociation, qui va « durer plusieurs mois », aboutira à un accord entre l’Assurance maladie et les médecins « autour de l’été ».

Un chef un produit : le boeuf de Kobe, ce « succulent bonbon »

« Sa chair dévoile une sublime couleur rosée avec un gras finement persillé, parfois brillant. Avant d’arriver dans votre assiette, le boeuf de Kobe au Japon aura passé trente-deux mois – loin de toute pollution urbaine – à être nourri de paille séchée, d’ensilage de maïs, de soja, de blé et d’eau pour atteindre 450 kilos.

Ma partie préférée ? Le faux-filet, que je grille façon teppanyaki durant six minutes sur une plaque chauffante afin d’éliminer le surplus de graisse et d’extraire au maximum le parfum savoureux de la viande. La cuisson de ces 100 grammes de bonheur oscille alors entre saignant et à point, le boeuf étant fondant à l’intérieur et croustillant à l’extérieur. Au palais, les saveurs sont à la fois douces et puissantes. On dirait un succulent bonbon en bouche ! »

Où le trouver ?

Yannick Alléno, Carré des Champs-Élysées, 1, avenue Dutuit, Paris 8e. 01 53 05 10 00.

Le V à l’hôtel Four Seasons George-V, 31, avenue George-V, Paris 8e . 01 49 52 70 00.

Le White, Courchevel 1850, Jardin alpin, Courchevel (Savoie). 04 79 00 50 50.

Boucherie Metzger, 104, rue du Point-du-Jour, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). 01 46 08 04 86.

Teppanyaki Ginza Onodera, 6, rue des Ciseaux, Paris 6e. 01 42 02 98 18.

Boeuf de Kobe (Japon) cputeaux japonais Miyabi by Zwilling © Jean-Daniel Sudres / Voyage-gour © Jean Daniel Sudres ,all rights reservedBoeuf de Kobe (Japon) cputeaux japonais Miyabi by Zwilling © Jean-Daniel Sudres / Voyage-gour © Jean Daniel Sudres ,all rights reserved
Boeuf de Kobe (Japon) cputeaux japonais Miyabi by Zwilling © Jean-Daniel Sudres / Voyage-gour © Jean Daniel Sudres ,all rights reserved

La recette : bœuf de Kobe (4 personnes)

Le marché : 4 morceaux de 150 g de bœuf de Kobe

Au fourneau : Sortir du réfrigérateur les quatre morceaux de bœuf de Kobe. Les laisser reposer sur une assiette une heure à température ambiante en les retournant une fois. Les saler avec un sel de l’Himalaya. Faire chauffer une poêle à sec sans matière grasse. Saisir les morceaux de bœuf de Kobe deux minutes de chaque côté sans excès en veillant à ce qu’aucune croûte ne se forme et que la cuisson soit saignante. Les retirer de la poêle. Les mettre dans un plat pour les enfourner 15 minutes à 60 degrés afin de laisser la viande reposer et que les sucs aient le temps de se répartir dans toutes les parties. Trancher chaque morceau de bœuf de Kobe en petits cubes. Assaisonner de fleur de sel. Dresser dans une assiette. Accompagner de légumes de saison. Déguster.

L’avis du Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste

Le bœuf de Kobe est particulièrement bien soigné et « chouchouté », il est massé à la bière, il écoute de la musique… Cette relation privilégiée entre l’homme et l’animal est tout à fait positive et à encourager. Autrefois, l’éleveur connaissait le nom de chaque bête de son cheptel et les apostrophait. Aujourd’hui, le rapport à l’animal a complètement changé. À l’ère de l’élevage industriel, l’animal n’a presque plus de contact avec l’homme, il est face à des machines. Résultat, l’animal est stressé, et un animal stressé a moins de glycogène dans ses muscles. Cette forme de stockage des sucres dans les muscles permet la maturation lactique qui attendrit la viande avant sa consommation. Or l’animal stressé consomme ses réserves de sucres, la viande ne peut être que plus ferme. La nourriture industrielle des animaux ajoute encore à la médiocre qualité de la viande et à sa pauvreté gustative, ce qui n’est pas le cas lorsque l’animal est bien traité et bien nourri.

Du point de vue nutritionnel. Les médecins nutritionnistes ne sont pas très favorables à la consommation en excès de bœuf de Kobe, car c’est une viande extrêmement grasse : elle contient près de 30 % de matière grasse. Elle est trop riche, notamment en acides gras saturés, qui ne sont pas bons pour les artères. On préfère conseiller de la viande de bœuf maigre, comme la tende-de-tranche, le rumsteck ou des steaks hachés bio préparés devant vous par le boucher. La viande grasse contient aussi plus de polluants lipophiles, comme la dioxine, les PCB, les polybromés qui se fixent dans le gras. Mais, heureusement, le prix de la viande de bœuf de Kobe limite sa consommation.

Fortifions le code du travail

Sous ce quinquennat, les salariés ont perdu des droits. Nous n’accepterons pas que la loi El Khomri les réduise davantage.

Le projet El Khomri veut simplifier les licenciements pour favoriser les embauches ? Mais d’expérience on le sait, simplifier les licenciements simplifie juste les licenciements. Et gonfle les dividendes.

Depuis un siècle, le patronat dénonce ce «carcan» que serait le Code du Travail. «Vos lois sociales coulent une industrie déjà fragile», lançait en 1909 le sénateur Touron, président de l’Association de l’industrie et de l’agriculture françaises, à René Viviani, ministre socialiste du Travail, sous l’impulsion duquel fut écrit le premier Code. En 2006, Laurence Parisot eut ce cri du cœur : «La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail.»

Manuel Valls et François Hollande veulent alléger le Code du Travail. Pour quel profit ?

Contre le chômage ? Sous Nicolas Sarkozy, la mission Combrexelle a passé ce Code à l’acide, supprimant 1,5 million de signes, 500 lois. Un Code light va booster l’embauche, disait la droite. Il n’a créé aucun emploi. Car même l’OCDE le reconnaît : une législation protectrice des salariés n’influe pas sur la destruction ou la création de postes.

Dans ce pays, on ne parle jamais des salariés carbonisés au travail. Victimes innommables d’une guerre économique innommée. Mais chaque année, ce sont 500 accidents mortels au travail, 700 suicides, 650 000 accidents avec arrêts, 4500 handicapés directement liés au travail. Des chiffres ? Non, des vies. Renvoyées au chômage, à la précarité, à la misère. Ruinées. Invisibles. Méprisées.

Le code du travail n’est ni obèse ni illisible. Il permet déjà aux employeurs trop de dérogations défavorables aux salariés. Il n’est pas assez directif, pas assez contrôlé, assez appliqué : les agressions envers des agents de l’inspection du travail ont été multipliées par quatre en dix ans, les suites judiciaires données à leurs procès-verbaux sont en chute libre, les moyens alloués à l’inspection du travail sont continuellement restreints.

Les pistes de réforme du Code du travail, énoncées à ce jour, sont inacceptables.

Le référendum d’entreprise ? Il délégitime l’intervention syndicale. Il permet plus de pressions patronales, plus de chantages aux licenciements. Chez Smart, il aurait permis à la direction d’appliquer directement son projet de 39 heures payées 37. A la Fnac, il risque d’obliger au travail le dimanche.

Au-delà de 35 heures, les heures sup devront être «compensées» et non plus majorées de 25% comme aujourd’hui ? Emmanuel Macron dit la vérité: c’est la fin des 35 heures. A présent les syndicalistes partent sur la base de 25 % à 50 % de majoration des heures supplémentaires pour négocier. Quelle sera la «compensation» ? Nettement moins, à coup sûr.

Mme El Khomri projette d’augmenter par accord d’entreprise la durée du travail ? Ce sera donc travailler plus pour gagner moins. Son texte empile d’ailleurs les dispositions contre les salariés. Pour abaisser les indemnités de licenciement en cas de licenciement abusif, pour dissuader les salariés d’attaquer l’employeur aux Prud’hommes, pour l’obliger à revoir à la baisse ses conditions de travail, etc. Le projet El Khomri, c’est l’employeur-roi !

Mais ce que l’on sait du projet El Khomri n’est qu’un début. Tant d’autres pistes inquiètent. Car les rapports Combrexelle et Badinter sapent certains soubassements du droit du travail en réduisant leur champ d’application.

Le principe de faveur, par exemple. Il fixe qu’en cas de contradiction entre la loi, le contrat de travail ou une convention collective, la règle la plus favorable s’applique au salarié. M Combrexelle ne l’accepte que si «la loi n’en dispose pas autrement».

L’obligation de reclassement, qui pose qu’un employeur doit tout mettre en œuvre pour reclasser son salarié avant un licenciement économique. «Sauf dérogation prévue par la loi» rétorque le rapport Badinter. Ce qui crée pas mal de brèches : supprimer l’obligation de reclassement des licenciés pour motif économique et pour ceux rendus invalides, notamment.

Lisons l’article 13 de ce rapport : «Le contrat de travail est à durée indéterminée. Il ne peut être conclu pour une durée déterminée que dans les cas prévus par la loi.» N’est pas reprise la formulation en vigueur : le CDI est «la forme normale et générale de la relation de travail». Est-ce simple hasard ? N’est pas réaffirmé le garde-fou actuel aux dérogations : le CDD ne doit répondre qu’aux besoins temporaires de l’entreprise. Pourquoi cet oubli ? Quand le Medef rêve d’un recours sans frein aux CDD.

L’article 1 proclame : «les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail. Des limitations ne peuvent leur être apportées que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise…» Mais il s’agit du Code du travail, non ? Alors pourquoi évoquer la «personne» et pas des salariés ? En droit, les mots comptent. Effacer les salariés, c’est ne parler ni des employeurs, ni des pouvoirs patronaux. C’est reproduire la philosophie libérale contractualiste, où le contrat de travail est accord pur des volontés pures entre personnes égales.

Cet article, d’ailleurs, place le bon fonctionnement de l’entreprise sur le même plan que les libertés fondamentales. Comme dans le traité de Lisbonne qui met au même rang la dignité des personnes, le droit de propriété et la liberté d’entreprise.

Dans la lettre installant la Commission Badinter, Manuel Valls déclare : «la double fonction assignée au droit du travail est de plus en plus mal remplie. Alors qu’il doit à la fois protéger les travailleurs et sécuriser les entreprises pour leur permettre de se développer…». Mais ce n’est pas là, et ce ne doit pas être, la mission du Code du travail.

Comme le stipule l’article L. 120-3, ce Code vise à borner le «lien de subordination juridique permanent à l’égard de l’employeur». Depuis 1910, et à chaque avancée sociale, il eut cette fonction. Le premier Code provient des résistances ouvrières. Aujourd’hui, les luttes des salariés visent souvent à renforcer cette barricade juridique qu’est le Code. Le rendre protecteur des entreprises, c’est écrire l’histoire à l’envers.

Ensemble, dans les mois qui viennent, nous allons défendre les droits des salariés et jeter les bases d’un Code du travail qui les protège.

 

Clémentine Autain (Ensemble) , Olivier Besancenot (NPA) , Eric COQUEREL (Parti de gauche) , Gérard Filoche (PS) , Willy Pelletier (Fondation Copernic) , Pierre Laurent (PCF) , Eric Beynel (Solidaires) , Fabrice Angei (CGT) , Noël Daucé (FSU)

Vivendi lance une OPA sur Gameloft et veut redresser Canal+

Paris – Vivendi a annonc jeudi une offensive tous azimuts pour parvenir devenir « un leader mondial des contenus et des mdias », avec le lancement d’une offre publique d’achat sur l’diteur de jeux sur mobile Gameloft et une stratgie de redressement des comptes de Canal+ passant par un projet d’alliance avec BeIN Sports.

Le groupe a fait ces annonces à l’occasion de la présentation de ses comptes 2015, marqués par une chute de 59% du bénéfice part du groupe à 1,932 milliard d’euros, sous l’effet des cessions de l’année précédente (SFR, Maroc Telecom et GVT).

Sur une base ajustée, le résultat net s’établit en hausse de 11,3% à 697 millions d’euros, pour un taux de marge opérationnel à 10,2%, soit des performances en ligne avec les objectifs annoncés.

Vivendi a dévoilé à cette occasion un projet d’OPA sur Gameloft au prix de 6 euros par action –contre 5,48 euros à la clôture jeudi–, selon un avis distinct de l’Autorité des marchés financiers (AMF), un niveau qui valorise la totalité de Gameloft à quelque 512 millions d’euros.

Vivendi détient en date du 18 février 30,01% du capital et 26,72% des droits de vote de la société dirigée par Michel Guillemot, selon l’AMF.

Gameloft est un actif « qui convient parfaitement à Vivendi« , a souligné le président du directoire du groupe, Arnaud de Puyfontaine, au cours d’une conférence téléphonique.

Le projet d’acquisition « s’intègre parfaitement dans la stratégie de développement du groupe comme un leader mondial des contenus et des médias« , détaille Vivendi dans un communiqué, notant que « le segment des jeux pour mobiles est celui qui devrait connaître la plus forte croissance » ces prochaines années.

« Vivendi entend apporter à Gameloft de nouveaux leviers de développement, industriels et financiers« , souligne-t-il.

Mais la famille Guillemot, fondatrice de l’éditeur Gameloft, avait qualifié de l’entrée de Vivendi à son capital fin 2015 de « non sollicitée« . Elle a déclaré son intention de prendre « les mesures nécessaires pour éviter une prise de contrôle rampante par des personnes qui pourraient remettre en cause la stratégie et la vocation mondiale de Gameloft« , selon un avis de l’AMF publié lundi.

Dans un communiqué, l’éditeur a annoncé que son « conseil d’administration a été convoqué la semaine prochaine. La société fera part de sa réaction après la tenue de son conseil« .

« D’ici là, aucun commentaire ne sera fait sur cette offre non-sollicitée« , ajoute le communiqué.

– Départ de Pascal Nègre –

Vivendi confirme par ailleurs détenir 14,9% du capital d’Ubisoft, éditeur de jeux vidéo dirigé par un autre frère Guillemot, Yves.

Le groupe de médias affiche sur l’année dernière un chiffre d’affaires en progression de 6,7% à 10,762 milliards d’euros (+1,4% à change et périmètre constant).

Mais si la filiale de musique Universal Music Group (UMG) a vu son résultat opérationnel ajusté progresser de 5%, celui du groupe Canal+ a dévissé de 22%, pesant sur sa rentabilité du groupe l’an dernier.

Canal+ a creusé sa perte opérationnelle en 2015 à 264 millions d’euros en France.

Vivendi entend donc mener un plan de transformation de Canal+ pour « arrêter les pertes« , qui passe notamment par un accord de distribution exclusive avec la chaine sportive BeIN Sports.

Ce plan de transformation pourrait se traduire tout d’abord par une baisse des résultats opérationnels en 2016, prévient Vivendi, qui espère ramener cette filiale à l’équilibre en 2018.

Pour UMG, Vivendi prévoit une « croissance modérée des résultats cette année » et une « amélioration des résultats à partir de 2017« .

UMG France a annoncé de son côté le départ de son patron emblématique Pascal Nègre, qui dirigeait depuis 18 ans la maison de disque, qui sera remplacé par Olivier Nusse, actuellement directeur général du label Mercury Music Group et d’Universal Classic & Jazz France.

Vivendi affiche une trésorerie de 6,4 milliards d’euros au 31 décembre, ce qui lui donne la possibilité de continuer ses emplettes. Le groupe précise explorer « des opportunités d’investissement dans plusieurs sociétés de production en Europe du Sud« .

Vivendi propose le versement d’un dividende ordinaire de 3 euros par action, représentant un montant total de 4 milliards d’euros.

Évasion hivernale : du soleil, sinon rien !

CHILI – Mythique Patagonie

Il est des aventures de l’extrême qui frôlent la démesure. Déclaré réserve de biosphère par l’Unesco, le parc national Torres del Paine concentre les paysages les plus variés et les plus majestueux de la planète. Lacs, montagnes, glaciers, forêts, pampa à perte de vue… Les trekkeurs adorent. Et les contemplatifs aussi. L’époustouflant hôtel Tierra Patagonia, tout en bois et lignes contemporaines, l’a d’ailleurs bien compris. Des chambres au spa, pas un espace qui n’ait ses baies vitrées et n’embrasse ce territoire hors limites. À ne pas manquer.

Tierra Patagonia. 5 nuits en pension complète, à partir de 5 073 €/pers. (base 2), vols, transferts et excursions inclus. 01.55.35.00.30, www.tselana.com

Les Tours (Torres), formations emblématiques du parc  national Torres del Paine. © DR

RÉPUBLIQUE DOMINICAINE – Punta Cana fait son cirque

À l’heure où des hôtels plus séduisants les uns que les autres invitent à découvrir l’île de Saint-Domingue et ses paysages édéniques, le Club Med joue la carte de l’expérience insolite. Au programme : du soleil, des palmiers, de la plongée, des cigares, du golf et… du cirque ! Située dans un petit coin de paradis, à l’extrême est du pays, loin de l’effervescence touristique de Punta Cana, l’enseigne aux trois tridents a développé un partenariat avec le Cirque du soleil afin d’initier les vacanciers – de 7 à 77 ans – à l’art de la voltige et de la jonglerie.

Le Cirque du soleil s’invite au Club Med Punta Cana. © DR

Sous la houlette d’animateurs formés par les maîtres de l’équilibrisme, on se surprend à enchaîner les tours de trapèze la tête à l’envers et les saltos en Bungee (sorte de trampoline avec des élastiques). Pour se remettre de ses émotions acrobatiques, le Club Med a tout prévu. Direction l’Oasis zen, un nouvel espace premium très épuré et réservé aux adultes, où se côtoient 78 chambres plantées dans un jardin tropical à deux pas d’une plage privée. Les adeptes de massages ou de bains bouillonnants se retrouveront au spa L’Occitane. Les plus sportifs apprécieront la piscine de 95 mètres de longueur. Avant de se rafraîchir au bar Hibiscus avec un verre de jus de canne, boisson typique des Caraïbes.

Club Med Punta Cana. À partir de 2 024 €/pers. la semaine en chambre Club Famille et à partir de 2 729 €/pers. en chambre Deluxe à l’Oasis zen, vols, formule tout compris et activités Creative by Cirque du soleil inclus. 0.810.810.810, www.clubmed.fr

Direction l’Oasis zen, un nouvel espace premium très épuré et réservé aux adultes. © DR

INDONÉSIE – Comme Julia Roberts…

Bali, l’exotique, la spirituelle… Rien de tel qu’une immersion sur l’« île des dieux » pour déconnecter. On fuira donc Denpasar, Ubud et autres sites touristiques pour privilégier la région de Sidemen, dans l’Est. C’est ici, au cœur de rizières luxuriantes et au pied du volcan Agung, que se dresse l’hôtel Surya Shanti Villa : 11 chambres ouvertes sur la nature et réparties dans de petites maisons au toit d’alang-alang. Un point de départ idéal pour sillonner le fleuve Telaga Waja, rejoindre Pura Bukit, un temple à pagodons. Et, qui sait, à l’instar de Julia Roberts dans Mange, prie, aime, trouver son Javier Bardem.

Surya Shanti Villa, Bali. 3 nuits en demi-pension, à partir de 1 320 €/pers., vols inclus. 0.805.160.195, www.aventuria.com

Le Surya Shanti Villa au pied du volcan sacré Agung. © Duwi Mertiana DR

AFRIQUE DU SUD – Un balcon sur Joburg

Toujours en quête d’apaisement social, la nation arc-en-ciel tente de profiter de sa position géographique pour dynamiser son économie. C’est à Johannesburg que l’on croise les protagonistes des milieux d’affaires. Qui n’hésitent plus à y prolonger leurs séjours professionnels. Joburg, plus fort que Le Cap ? Oui ! La ville s’invente des quartiers d’artistes à Braamfontein ou Maboneng. Même Soweto, fief de Mandela, ouvre ses « maisons boîtes d’allumettes » aux touristes. Sur les collines boisées de Westcliff, au nord de la ville, le groupe hôtelier Four Seasons a pris ses quartiers. Cela ressemble à un microvillage. Les 117 chambres – dont 12 suites – aux influences modernes sont dispatchées de bâtisse en bâtisse et bordées par des jardins et des fontaines. L’ensemble est en pente douce.

Le Four Seasons Hotel The Westcliff, en surplomb du zoo de Johannesburg. © DR

Au loin, on aperçoit l’une des plus grandes forêts urbaines du monde. Ajustez votre vue, et plongez votre regard dans le zoo. Vous ne rêvez pas, un éléphant et une girafe sont plantés au centre de ce décor naturel. Cette « carte postale » s’offre aux visiteurs du soir attablés à la terrasse du restaurant The View, qui propose une cuisine contemporaine concoctée par le chef Dirk Gieselmann, un ancien du restaurant alsacien 3 étoiles L’Auberge de l’Ill. Le midi, on peut se restaurer au Flame’s, spécialisé dans les grillades. On pourra aussi se relaxer au spa ou dans les eaux de la piscine extérieure.

Four Seasons Hotel The Westcliff. À partir de 220 € la nuit. (27) 11.481.60.00, www.fourseasons.com/johannesburg et www.thisisjoburg.com.

© DR

ÎLE MAURICE – Royale escale

On aperçoit d’abord l’élégant bassin, où quelques lève-tôt profitent de la sérénité matinale. Derrière, la végétation laisse tout juste apparaître le long ruban de sable fin. Puis le lagon, intense et irréel, à perte de vue. Si l’île Maurice fait peau neuve, la carte postale qui assure sa renommée, elle, n’a pas changé. Après Le Prince Maurice, Le Trou aux Biches ou encore le Touessrok, passé dans l’escarcelle du Shangri-La, c’est au tour du mythique Royal Palm, sur la côte nord, de s’offrir un lifting. Mais ce petit coin de paradis qui accueille depuis trente ans tout le Who’s Who n’avait pas droit à l’erreur. Car séjourner au Royal Palm, c’est marcher dans les pas de Catherine Deneuve, Alain Delon et Mick Jagger, imaginer Jean-Marie Le Clézio bouquiner sur la plage protégée de Grand Baie et se rappeler le temps où François Mitterrand et Jacques Chirac venaient y profiter de quelques jours de quiétude.

Le Royal Palm à Grand Baie au bord du lagon turquoise. © Eric Cuvillier DR

Ne pas toucher à l’âme de l’hôtel : c’est le pari de son directeur, Jacques Silvant, aux commandes depuis plus de dix ans, qui a dépensé pas moins de 13 millions d’euros pour restaurer le légendaire 5 étoiles. Des matières naturelles, du lin brodé et des tissus Fadini-Borghi sont venus remplacer les couleurs vives et la décoration un peu chargée ; de nouvelles suites ainsi qu’une nouvelle piscine ont fait leur apparition, et les restaurants, bar et réception ont été entièrement repensés. Ce qui n’empêche pas les fidèles de retrouver leurs petites habitudes : les talents du chef Michel De Matteis, Meilleur Ouvrier de France formé au Royal Monceau, les soins irréprochables du spa Clarins ou une petite sortie en mer… Le tout orchestré avec le calme et le service inégalés qui font depuis 1985 la réputation de l’établissement. À l’ombre de l’emblématique badamier du Bar Plage, c’est l’éternel recommencement. On se salue discrètement, on prend rendez-vous pour l’apéritif ou pour l’année prochaine. Et l’on reconnaît que le chanteur Pierre Perret avait trouvé la bonne formule : « Royal Palm, Royal calme. »

Royal Palm, Grand Baie. Membre des Leading Hotels of the World. 5 nuits en junior suite, à partir de 3 071 €/pers. (base 2), vols, transferts et petits déjeuners inclus. 01.55.87.80.54, www.kuoni.fr

Le restaurant La Goelette au coucher de soleil. © Eric Cuvillier DR