Grand Paris : l’amendement «anti-NKM» retoqué par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a rejeté ce jeudi le mode d’élection des conseillers métropolitains du Grand Paris, tel que le gouvernement l’avait imaginé et fait voter dans la loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République (Notre). Rebaptisé par Patrick Devedjian, député LR des Hauts-de-Seine, «amendement anti-NKM», le texte a fait l’objet d’une saisine du Conseil constitutionnel par des députés et sénateurs Les Républicains. Le Conseil l’a censuré au nom de «la méconnaissance du principe d’égalité».

En évacuant une désignation des conseillers communautaires uniquement par le Conseil de Paris, dont fait partie Nathalie Kosciusko-Morizet, le calcul imaginé par l’exécutif bloquait de fait l’accès au conseil métropolitain pour les membres de l’opposition des conseils d’arrondissement, dont celui du XIVe. Ce qui de fait, excluait NKM. Le Conseil estime que, «que compte tenu du nombre de sièges à répartir et de la population respective de chaque arrondissement, […] les dispositions contestées conduisent à ce que, dans plusieurs arrondissements, le rapport du nombre des conseillers métropolitains à la population de l’arrondissement s’écarte de la moyenne constatée à Paris dans une mesure qui est manifestement disproportionnée».

HSBC: bénéfice net en baisse au 1er semestre, la filiale brésilienne cédée à Bradesco

Hong Kong – HSBC a fait tat lundi d’une lgre baisse de son bnfice net au premier semestre sous le poids notamment de la hausse des cots d’exploitation, malgr de bonnes performances sur les marchs, et a dtaill les conditions de vente de sa filiale brsilienne.

HSBC va céder cette filiale, la septième banque en actifs au Brésil, au groupe local Bradesco pour 5,2 milliards de dollars versés en numéraire (4,7 milliards d’euros), a expliqué le géant bancaire basé à Londres dans un communiqué.

Ébranlée par des scandales et des résultats financiers décevants, HSBC avait annoncé début juin qu’elle se séparait de presque 50.000 employés dans le cadre d’un plan de restructuration planétaire incluant la vente de ses activités au Brésil et en Turquie, la banque renforçant à cette occasion son tropisme asiatique.

Une présence va toutefois être maintenue pour les grandes entreprises au Brésil, un marché généralement attirant pour les banques mais où HSBC a été déficitaire en 2014.

Entre le 1er janvier et le 30 juin, HSBC a dégagé un bénéfice net de 9,618 milliards de dollars (8,756 milliards d’euros), en recul de 1,31% sur un an.

Le bénéfice imposable a toutefois bondi de 10,4% – et a grimpé plus modérément de 2,2% une fois corrigé des effets de change et des éléments exceptionnels, à 13 milliards de dollars.

Les activités bancaires traditionnelles ont dans l’ensemble reculé sur un an mais HSBC tire son épingle du jeu grâce à ses activités de gestion d’actifs et de placements sur les marchés qui lui permettent de réaliser un produit net bancaire de 31,5 milliards de dollars, en hausse de près de 8%.

– Hausse des coûts –

« Ce résultat, qui reflète la croissance des revenus et de moindres pertes sur créances, a été en partie grevé par des coûts croissants« , a toutefois reconnu le directeur général Stuart Gulliver.

Au premier semestre, les coûts totaux d’exploitation ont de fait augmenté de 5% sur un an, HSBC évoquant des « investissements pour la croissance future » et des frais légaux pour régler ses litiges avec diverses autorités de régulation dans le monde.

HSBC a récemment été ébranlée par l’opération SwissLeaks, des révélations d’un réseau mondial de journaux sur le système d’évasion fiscale qu’elle avait mis en place avec, pour plaque tournante, sa filiale suisse HSBC Private Bank Suisse. La banque britannique est aussi concernée par une enquête des autorités américaines sur le rôle de grandes banques dans le scandale de corruption qui éclabousse la Fifa.

Face aux diverses poursuites et contentieux dont elle fait l’objet, HSBC a provisionné 1,144 milliard de dollars supplémentaires, dont près de 800 millions pour les seules enquêtes ayant trait à des manipulations du marché des changes. A propos de ces investigations sur les changes, la banque n’a pas été associée à un accord annoncé en mai entre six grandes banques internationales et des autorités américaines et britanniques, et HSBC fait encore l’objet d’enquêtes aux Etats-Unis, dans l’Union européenne, au Brésil et en Corée du Sud.

Les impôts acquittés par HSBC au Royaume-Uni se sont élevés par ailleurs de 44% sur un an, à 2,9 milliards de dollars.

Une taxe britannique pesant sur le bilan des banques a été souvent citée comme une des causes de la réflexion engagée par HSBC sur le déménagement de son siège mondial hors de Londres – diverses localisations alternatives étant envisagées, dont Hong Kong. Cette taxe spécifique va prochainement être abaissée mais le gouvernement britannique prévoit en parallèle d’imposer une surtaxation de l’impôt sur les bénéfices des banques.

Le président de HSBC, Douglas Flint, a répété lundi que la réflexion sur la localisation du siège devait « se conclure avant la fin de l’année« .

Ce sera un des points-clés du second semestre, estime Jackson Wong, directeur associé chez Simsen Financial Group, qui a aussi dit à l’AFP que la chute des marchés chinois, si elle se poursuivait, « pourrait avoir un impact sur le système bancaire international » et donc sur les comptes de HSBC.

L’action HSBC montait légèrement de 0,48% à 582,50 pence à la Bourse de Londres vers 12H00 GMT, où l’indice des valeurs vedettes était stable.

Baisse du Livret A: un Français sur deux prévoit de placer ses économies ailleurs

Paris – La baisse du taux de rmunration du Livret, qui est pass samedi de 1% 0,75% par an, son plus bas historique, incite la moiti des Franais placer leurs conomies dans d’autres produits, indique un sondage paratre dans l’dition dominicale d’Ouest-France.

« La moitié des Français (50%) affiche la volonté de continuer à épargner autant mais en plaçant ses économies ailleurs que sur le Livret A« , constate l’institut Ifop qui a réalisé ce sondage du 22 au 24 juillet auprès d’un échantillon représentatif de 1.011 personnes selon la méthode des quotas.

En revanche, ils sont encore 39%, à ne pas prévoir de « changer leurs habitudes vis-à-vis de ce produit« . Le solde de 11% est constitué par des personnes qui comptant moins épargner pour consommer plus.

La baisse de la rémunération est censée favoriser la croissance et la construction de logements sociaux. En effet, un taux plus bas permet notamment à la Caisse des dépôts, qui centralise 65% de l’épargne du Livret A, d’octroyer des prêts moins onéreux, aux organismes HLM par exemple.

L’exécutif réussira-t-il un jour sa com estivale ?

Tout avait pourtant bien commencé, un B.A.BA de la communication politique estivale, exécuté avec maestria. Lundi, premier jour de la dernière semaine de juillet, François Hollande sacrifiait à la rituelle rencontre avec les soldats du feu. Des centaines d’hectares partis en fumée en Gironde, une pinède menacée dans le Var et le chef de l’Etat, dans ses habits de «président protecteur», appelait ses concitoyens à lutter contre la «négligence» et la «bêtise» qui sont trop souvent à l’origine des incendies. Zéro faute.

Mais c’était avant que le gouvernement n’enquille trois couacs en cinq jours, nimbant à nouveau son action d’un halo de brouillon. Depuis 2012 – l’été meurtrier de référence pour les socialistes avec la médiatisation gênante des congés de François Hollande -, on aurait pu penser qu’ils maîtrisaient pourtant les axiomes permettant de ne pas louper leur départ en vacances : tenir son camp, maîtriser sa com et ne pas tendre de bâton à la droite. Raté. Modifier l’outil statistique de mesure du chômage quand le pays a la tête ailleurs, plage ou montagne, a évidemment conduit à des accusations de tour de passe-passe politique au moment même où le président répétait qu’il ne serait pas candidat en 2017 sans «baisse crédible et durable» du nombre de demandeurs d’emplois.

Ne pas caler d’éléments de langage avec un ministre connu pour sa proximité avec le chef de l’Etat et ses convictions de cumulard a permis à François Rebsamen de prendre l’Elysée de court en clamant son envie de garder son portefeuille du Travail tout en redevenant maire de Dijon. Et annoncer une «déjudiciarisation» du défaut de permis de conduire, une réforme pourtant intelligente, la veille du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens a sorti la droite de sa torpeur estivale, ravie d’entonner son plus ancien refrain contre la gauche : sus au laxisme. Pavlovien. Mais évitable.

La Bourse de Paris ouvre en hausse

Paris – La Bourse de Paris a ouvert en hausse mercredi (+0,58%), aide par le rebond de Wall Street, dans un march concentr sur les rsultats d’entreprises et une runion de la banque centrale amricaine.

A 09H00 (07H00 GMT), l’indice CAC 40 a pris 28,69 points à 5.006,01 points. La veille, il s’était repris en gagnant 1,01% au lendemain d’une chute de 2,57%.

La compagnie du Ponant embarque chez Artémis

Artémis (propriétaire du Point) est en négociations exclusives avec la société Bridgepoint pour racheter le bijou de la navigation maritime, Ponant. Seul croisiériste de luxe naviguant sous pavillon français et leader mondial des expéditions polaires 5 étoiles, Ponant possède une flotte sophistiquée composée du voilier Le Ponant, célèbre trois-mâts de 88 mètres, et de quatre yachts de croisière dernière génération (Le Boreal, l’Austral, le Lyrial, et le Soleal), comprenant chacun entre 32 et 132 cabines et suites.

Ces bateaux de petites capacités proposent des itinéraires uniques, des escales inaccessibles aux grands navires, assurent un confort inégalé et contribuent à imposer sur les mers un art de vivre à la française. Cette nouvelle forme de croisière a attiré une clientèle plus jeune et plus exigeante. Le marché est en croissance constante, notamment auprès de la nouvelle classe aisée des pays asiatiques. Au point d’être devenu une niche enviée par les grands acteurs du voyage confrontés à un ralentissement du tourisme de masse.

Cette acquisition du croisiériste de luxe permettrait à Artémis de renforcer son portefeuille d’investissement dans le secteur du luxe. Artémis contrôle notamment le groupe Kering (anciennement PPR), la maison de vente aux enchères Christie’s et les vignobles de Château-Grillet et de Château Latour. La holding présidée par François Pinault prend pied dans une activité porteuse d’avenir où les occasions de croissance sont rares et les marques leaders très prisées. Beaucoup de groupes de luxe et de tourisme avaient des vues sur la compagnie du Ponant, dont l’image d’excellence et le savoir-faire sont désormais établis dans le monde entier. Cette acquisition permet également de préserver à l’entreprise sa spécificité française. Pour François Pinault, cette incursion dans le monde très fermé des armateurs est également l’occasion de planter plus profondément ses racines bretonnes dans la légende des marins et des corsaires qui ont cartographié le globe.

Créée en 1988 par Jean-Emmanuel Sauvée et une dizaine d’officiers de la Marine marchande, basée à Marseille, la compagnie du Ponant s’inscrit dans la grande tradition française de la navigation maritime en proposant à ses clients des itinéraires exceptionnels à travers le monde et des prestations de haute qualité. Leader mondial des expéditions polaires, Ponant aura transporté en 2015 près de 30 000 passagers et devrait réaliser un chiffre d’affaires de plus de 140 millions d’euros, en forte progression. Le montant de l’acquisition n’est pas rendu public, mais les rumeurs font état d’un prix proche de 400 millions d’euros.

Désavouée par la justice, Marine Le Pen riposte

Florian Philippot a beau marteler que «Jean-Marie Le Pen appartient au passé», l’octogénaire frontiste n’en a pas moins remporté ce mardi une nouvelle manche judiciaire contre sa fille et le Front national qu’elle préside. La troisième.

Appelée à se prononcer sur la validité du congrès postal que le FN comptait organiser, et dont l’objet était de priver Jean-Marie Le Pen de sa présidence d’honneur, la cour d’appel de Versailles a confirmé mardi la suspension de la procédure et le maintien du patriarche dans ses fonctions. Une décision qui a dépité le député mariniste Gilbert Collard:

La justice confirme en appel la suspension du congrès du FN: JM Le Pen président d’honneur mandaté par les juges!

— Gilbert Collard ن (@GilbertCollard) 28 Juillet 2015

Le jugement rendu en première instance est donc validé: le FN s’est bien assis sur ses statuts pour se défaire de celui qui a présidé à sa destinée trente ans durant. «Je ne peux pas imaginer que la justice ne donne pas raison à la démocratie interne, qu’elle aille dans le sens d’un déni de démocratie, puisque plus de 30 000 adhérents du FN ont voté, ont pris part à cette consultation», assurait quelques heures plus tôt Philippot au micro de France Info. A la demande de Jean-Marie Le Pen, les juges avaient stoppé le processus de vote. Le parti a annoncé mardi après-midi qu’il allait quand même dépouiller et rendre public mercredi le résultat, sans valeur légale, du vote, dénonçant une «justice qui s’immisce de manière très contestable dans l’administration et dans le choix de la ligne politique d’un parti», soulignant «l’autorité politique incontestable» de ce scrutin malgré «la suspension de ses effets juridiques». Et le FN de rappeler que «cette décision n’entrave pas la procédure disciplinaire qui parallèlement suit son cours à l’encontre de Jean-Marie Le Pen».

Dans son arrêt, la cour «confirme en toutes ses dispositions»la décision rendue le 8 juillet par les juges des référés du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui avaient suspendu cette consultation des adhérents, organisée jusqu’au 10 juillet par voie postale, «jusqu’à organisation d’une assemblée générale extraordinaire conforme aux statuts actuellement applicables». Celle-ci pourrait intervenir lors de l’université d’été du FN, qui doit se tenir les 5 et 6 septembre à Marseille. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on sait qu’il sera alors difficile de mobiliser les 28 000 adhérents (sur les 51 500 adhérents à jour de cotisation) qui s’étaient exprimés par courrier. Et on ne voudrait pas voir la rentrée de «Marine» polluée par les soubresauts de son père, a fortiori dans la terre d’élection de Jean-Marie Le Pen. Délégué général du Rassemblement bleu marine, Jea-Yves Narquin a d’ailleurs appeler à ne pas laisser l’affaire se transformer en boulet:

je milite pour l’exclusion pur et simple de Le Pen, article 6 et 8 des statuts il faut en finir aujourd’hui et vite

— Narquin Jean-Yves (@Narquin_JY) 28 Juillet 2015

 

C’est d’ailleurs là-bas que pourrait se régler le cas du père Le Pen. Si celui-ci se décidait bien à conduire une liste dissidente en Paca, comme le toujours président d’honneur l’envisagerait de plus en plus, pressé par ses proches, la question de sa sanction serait alors tranchée. En se présentant contre sa petite-fille, officiellement investie par le Front national, Jean-Marie Le Pen n’aurait alors plus d’arguments pour empêcher sa fille de le mettre dehors. «Le FN devrait maintenant tirer les leçons de ce qui lui arrive. Il faut qu’ils arrêtent cette guerre», a toutefois réagi mardi l’avocat du «Menhir», Me Frédéric Joachim. Même son de cloche chez Bruno Gollnisch:

J’appelle à la réconciliation. Mettons nous autour d’une table et discutons. L’unité est nécessaire à notre combat politique. #FN

— Bruno Gollnisch (@brunogollnisch) 28 Juillet 2015

A Reims

La semaine dernière, je me suis rendu à Reims pour assister à un séminaire. Cette circonstance m’a donné envie de vous faire part de mes pensées et parler ici, non de ce séminaire en particulier, mais de ces événements de manière générale. Au fil de ma carrière professionnelle, j’en ai suivi tellement que j’en ai oublié un bon nombre. S’il n’entre pas dans mon intention de remettre en question l’utilité qu’ils représentent, j’en suis tout de même venu à observer deux écueils qui sont reparus fréquemment au fil de mes expériences. Et les dirigeants trouveraient à mon sens un grand bénéfice à se pencher sur ces problématiques : ils y gagneraient grandement en efficacité. Premier écueil, et celui qu’il m’a été donné de rencontrer le plus souvent : le sentiment de contrainte qu’apporte souvent un séminaire. Les managers qui organisent ces événements ne le perçoivent pas (ou font semblant de ne pas le percevoir), mais un certain nombre de participants ne goûtent pas vraiment de devoir côtoyer leur direction pendant plusieurs jours de suite. La plupart des employés préfèrent en effet rentrer à la maison après les heures de travail pour passer du temps avec leurs familles, et n’ont pas vraiment envie de se retrouver avec leurs responsables, qu’ils soient ou pas en bermudas. La deuxième erreur récurrente consiste pour les employeurs à vouloir en mettre plein les mirettes à leurs employés. Parce qu’ils sont passionnés par telle ou telle activité, ou tout simplement parce que ça en jette, les managers préfèrent les activités mécaniques (type 4×4 ou jet ski), qui ont non seulement un coût non négligeable mais ne donnent en plus pas vraiment de plus-value. Evidemment, de telles activités sont stupéfiantes, mais elles demeurent en fin de compte des activités solitaires, où les gens n’apprennent pas vraiment à se connaître. En ce qui me concerne, j’ai suivi des séminaires bien plus enrichissants, et qui ont grandement contribué à la cohésion d’équipe, où l’on se satisfaisait pourtant d’une simple balade à vélo. La grandeur de l’événement ne fait pas forcément son efficacité. En quoi faire du 4×4, chacun isolé dans son véhicule, contribue-t-il à améliorer les relations entre les équipiers ? En rien, de toute évidence. Ceci dit, il arrive aussi que des séminaires soient dépourvus de ces deux problèmes : celui qui s’est déroulé à Reims en est un parfait exemple ! Pour en savoir plus, allez sur le site de l’organisateur de ce séminaire à Reims.

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Grèce: les représentants des créanciers à Athènes la semaine prochaine

Athnes – Les quipes techniques des cranciers de la Grce (UE, BCE et FMI) doivent commencer arriver Athnes ce week-end mais les chefs de mission n’arriveront que d’ici jeudi, a dclar samedi soir une source du ministre grec des Finances.

Les discussions « débuteront mardi » entre les équipes techniques et des responsables grecs pour finaliser l’accord sur un nouveau prêt international au pays, a indiqué cette source.

Les chefs de mission des créanciers « seront en retard d’un ou deux jours« , ils seront à Athènes d’ici à jeudi, a précisé cette source.

Quelques heures auparavant, la même source avait indiqué à l’AFP que Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Delia Velculescu, du Fonds monétaire internationale (FMI), et Nicola Giammarioli, responsable du Mécanisme européen de stabilité (MES), se rendraient à Athènes ce week-end.

« Le retard des chefs de mission est dû à des raisons techniques et non pas à des raisons politiques ou diplomatiques« , a expliqué cette source qui n’a pas donné plus d’information sur les lieux de ces rencontres.

Samedi matin, un porte-parole de la Commission n’a pas voulu confirmer la date exacte de l’arrivée des représentants des créanciers à Athènes, indiquant juste qu’ils s’y rendraient dans « les prochains jours« .

Les discussions visent à finaliser le nouveau prêt sur trois ans à la Grèce, de plus de 82 milliards d’euros, convenu le 13 juillet entre les dirigeants des pays de la zone euro après de douloureuses négociations.

Athènes et Bruxelles souhaitent que cette négociation aboutisse d’ici à « la deuxième quinzaine d’août« . La Grèce, dont les caisses sont vides, doit rembourser 3,19 milliards d’euros à la BCE le 20 août, puis 1,5 milliard au FMI en septembre.

Les créanciers ont décerné jeudi un satisfecit à Athènes, après le vote des premières mesures de rigueur par le Parlement grec au cours des quinze derniers jours.

Il y a plus d’un an que les responsables de l’UE, de la BCE et du FMI – la « troïka » souvent honnie par les Grecs – n’étaient pas allés en Grèce.

Depuis l’éclatement de la crise de la dette en 2010 et les deux prêts successifs de l’UE et du FMI à ce pays, d’un total d’environ 240 milliards d’euros, les représentants des institutions effectuaient des visites régulières à Athènes pour évaluer les comptes grecs, une condition préalable au versement des prêts. Leurs séjours étaient souvent accompagnés d’incidents.

En septembre dernier, ces visites avaient été délocalisées à Paris afin de limiter les protestations des syndicats.

La gauche radicale du chef du gouvernement Alexis Tsipras, au pouvoir depuis fin janvier, avait au départ promis de mettre fin à la rigueur et de ne plus laisser les représentants des institutions revenir en Grèce. Il a cependant été contraint de faire marche arrière après l’accord du 13 juillet pour s’assurer d’un nouveau prêt et éviter le risque d’une sortie de la zone euro.

Les auteur des Guignols de l’info auraient été remerciés

Paris – Les quatre auteurs de l’mission emblmatique de Canal+, « Les Guignols de l’info », qui ne sera plus diffuse en clair la rentre, auraient t remercis, selon Le Parisien.

« Ils sont virés. Tous les quatre. Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis, respectivement, seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier« , écrit samedi le quotidien.

Contacté par l’AFP, le groupe Vivendi, maison mère de Canal+, a répondu qu’il ne faisait « pas de commentaire« .

Selon une source proche de Vivendi, la direction du groupe est « en train de passer en revue l’organisation de Canal+ et de rencontrer tout le monde, dont les auteurs« .

« Les concernant, il n’y a pas de décision prise. Les choses évoluent tous les jours« , ajoute-t-on de même source.

La grille de rentrée et tous les éventuels changements seront finalisés d’ici le 3 septembre.

D’après BFM Business, Ara Aprikian, le patron des chaînes en clair du groupe Canal+ (D8, D17 et iTélé), a également quitté son poste vendredi.

Le patron de Vivendi, Vincent Bolloré, avait promis, début juillet, de maintenir les marionnettes à l’antenne, après le tollé suscité par des rumeurs sur leur possible disparition. Mais il avait remercié le numéro 2 de Canal +, Rodolphe Belmer, un geste interprété comme une reprise en main de la chaîne cryptée, pour le remplacer par Maxime Saada.